Algérie : la liberté de culte garantie

Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a souligné, mercredi 14 octobre 2026, que l’Algérie respecte scrupuleusement les droits constitutionnels accordés aux non-musulmans pour l’exercice de leur culte. Cette position, adoptée lors d’une séance présidée par Youcef Belmehdi, s’accompagne d’un avertissement lancé par la commission nationale contre la circulation de données douteuses sur les plateformes numériques.

Présidée par le ministre Youcef Belmehdi, cette réunion s’est tenue mardi 13 octobre au siège du ministère. Elle a permis d’examiner les préoccupations exprimées par les associations religieuses concernées, dans le cadre des missions de suivi et d’encadrement confiées à la Commission.

Rappel des garanties constitutionnelles et cadres juridiques

Diffusé par l’Agence presse service (APS), le communiqué met en lumière l’assise juridique de cette liberté. Les autorités rappellent que « l’article 51 de la Constitution algérienne garantit la liberté d’exercice des cultes dans le respect de la loi ». Ce texte fondamental impose par ailleurs une protection stricte des édifices religieux face à toute ingérence politique ou idéologique, établie comme référence normative dans le Journal officiel.

L’exercice concret des cultes non musulmans est encadré par l’ordonnance n° 06-03 du 28 février 2006, publiée au Journal officiel n° 12 du 1er mars 2006. Ce texte définit les conditions relatives à l’organisation des pratiques religieuses collectives, aux associations concernées et aux lieux destinés au culte. Il assure la protection juridique des associations et le respect entre les différentes confessions. Le ministère précise que le communiqué du 14 octobre ne fait état d’aucune modification de ces dispositions légales existantes.

Mise en garde contre les fausses informations

La Commission nationale a adressé un avertissement spécifique concernant l’espace numérique. Elle a appelé à la vigilance face à certains contenus circulant sur Internet au sujet de la situation des cultes en Algérie, qu’elle considère comme inexacts ou dénués de fondement. Bien que le communiqué ne cite pas de publications particulières, cette mise en garde s’inscrit dans la volonté de maintenir une communication fondée sur les garanties légales réelles.

Parallèlement, la Commission a réaffirmé sa disponibilité pour poursuivre le dialogue avec les associations représentées. Elle a souligné l’importance de traiter leurs préoccupations dans le cadre des dispositifs institutionnels existants, sans annoncer de nouvelles mesures réglementaires ni de décisions individuelles.

La Commission a également évoqué le déplacement historique du pape Léon XIV en Algérie, survenu en avril 2026. Présidée par le ministre, l’instance a qualifié ce voyage d’exemple concret des principes de dialogue, de tolérance et de coexistence pacifique défendus par le pays. Le chef de l’Église catholique avait été reçu à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune lors de son arrivée, avant de se rendre à Annaba pour honorer la mémoire de saint Augustin. Les officiels ont présenté cette rencontre comme une opportunité de consolider les liens avec le Vatican et de favoriser le vivre-entre les différentes confessions.