Légumes secs : prix plafonnés entre 100 et 360 dinars le kilo

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) fixe les tarifs des légumes secs destinés à la consommation générale entre 100 et 360 dinars le kilogramme. Cette grille de prix réglementés, appliquée par les coopératives de céréales et de légumes secs relevant de l’institution, vise à préserver le pouvoir d’achat des ménages en offrant un accès à des produits de base à des coûts maîtrisés.

Une grille tarifaire détaillée par produit

La nomenclature publiée distingue clairement les variétés selon leur nature et leur calibre. Les lentilles rouges décortiquées figurent parmi les produits les plus abordables, affichées à 100 dinars le kilogramme. Les lentilles vertes sont proposées dans une fourchette comprise entre 110 et 150 dinars, tandis que leurs homologues rouges non décortiquées sont vendues à 150 dinars. Les pois cassés sont également intégrés à cette offre à prix réduit, avec un tarif fixé à 110 dinars le kilogramme.

Pour les légumineuses plus coûteuses, les écarts de prix reflètent les différentes catégories disponibles. Les haricots blancs se négocient entre 210, 290 et 310 dinars le kilogramme, alors que les haricots rouges sont établis à 260 dinars. Le prix des pois chiches dépend étroitement de leur calibre, avec cinq niveaux tarifaires distincts : 190, 210, 240, 310 et 360 dinars le kilogramme.

Le riz complète cette liste avec des tarifs différenciés selon la préparation. Le riz blanc est affiché à 140 dinars le kilogramme, le riz étuvé à 100 dinars, et une autre catégorie de riz étuvé à 120 dinars. Il convient de noter que ces montants peuvent s’accompagner d’une majoration de 10 à 20 dinars le kilogramme lorsque les produits sont commercialisés dans des emballages conditionnés directement par les coopératives.

Prolongation des mesures douanières jusqu’en 2029

Le gouvernement souhaite renforcer ce mécanisme par des leviers fiscaux, au-delà de la simple régulation des prix en magasin. À cet effet, le texte du projet de loi de finances pour 2027 propose d'étendre jusqu'au 31 décembre 2029 le régime spécifique de 5 % de droits de douane. Cette tarification réduite concernerait les entrées de viandes rouges, mais aussi celles de bovins et ovins vivants destinés à l'abattage, incluant désormais explicitement les animaux destinés à l'engraissement.

Ce régime fiscal préférentiel couvre également les opérations d’importation et de commercialisation des légumes secs, incluant spécifiquement les pois cassés, les pois chiches, les haricots, les lentilles, les fèves et autres légumineuses sèches, ainsi que le riz. Les autorités justifient cette stratégie par la nécessité de garantir l’approvisionnement régulier du marché en denrées alimentaires essentielles et de limiter l’impact des coûts d’importation sur les prix finaux pratiqués auprès des consommateurs.