Les envois de fonds de la diaspora algérienne ont représenté un montant significatif en 2025, selon un rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA). En 2025, l’Algérie a enregistré une réception de 1,79 milliard de dollars, correspondant à la valeur des transferts exprimée en dollars. Cette réception a placé le pays à la 11e position au sein des réceptions de fonds sur le continent africain.
Les envois de fonds de la diaspora algérienne atteignent 1,79 milliards de dollars en 2025
L’Algérie se situait derrière le Ghana, qui a reçu 2,42 milliards de dollars, et devant la Côte d’Ivoire, avec 1,77 milliard de dollars. Les données de la Banque mondiale indiquaient des niveaux de transferts de 1,942 milliard de dollars en 2024 et 1,868 milliard de dollars en 2023.
L’Égypte dominait le classement africain en 2025, avec 41,51 milliards de dollars reçus. Elle était suivie par le Nigeria (22,78 milliards), le Maroc (13,65 milliards), l’Éthiopie (7,13 milliards) et le Kenya (5 milliards). Ces cinq pays concentraient près des trois quarts des envois de fonds reçus par l’Afrique. Le Zimbabwe occupait la sixième place avec 3,51 milliards de dollars, devant la République démocratique du Congo (3,31 milliards), le Sénégal (3,26 milliards), la Tunisie (3,25 milliards) et le Ghana (2,42 milliards). Les pays suivants, dans l’ordre de réception, étaient l’Ouganda (1,42 milliard), le Soudan du Sud (1,17 milliard), la Tanzanie (1,12 milliard), le Mali (1,06 milliard), le Liberia (1,01 milliard) et l’Afrique du Sud (1 milliard). Le Cameroun et le Niger se situaient respectivement à la 18e et 19e place, avec 690 et 650 millions de dollars.
L’Algérie se classe 11e au niveau de l’Afrique
Les transferts vers l’Afrique ont totalisé 124,2 milliards de dollars en 2025. Ce montant représentait une augmentation significative par rapport à 2016, ayant connu un bond de 86 %. Cette somme dépassait le double des investissements directs étrangers reçus par l’Afrique et correspondait à 18 % de ses exportations totales en 2025. La répartition géographique des transferts était la suivante : 60,2 milliards de dollars pour l’Afrique du Nord, 36,1 milliards pour l’Afrique de l’Ouest, 22 milliards pour l’Afrique de l’Est, 4,1 milliards pour l’Afrique centrale et 1,8 milliard pour l’Afrique australe. La part de ces transferts dans le produit intérieur brut atteignait 22 % en Gambie, 21 % au Liberia, aux Comores et au Lesotho, et 12 % au Cap-Vert.
Les frais de transfert ont connu une baisse de 20 % entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2025, passant de 9 % à 7,2 %. Néanmoins, ces frais restaient supérieurs à l’objectif de 3 % fixé dans le cadre des Objectifs de développement durable. Plus de la moitié des envois de fonds étaient désormais réalisés via des canaux numériques, bien que la finalisation de la transaction restât souvent en partie hors ligne.
En 2025, les transferts de fonds dans les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 728,6 milliards de dollars, contre 375,6 milliards de dollars en 2016.