Face à une recrudescence des violences urbaines et à un sentiment croissant d’insécurité dans les nouvelles cités, le gouvernement a lancé une stratégie nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers, s’inscrivant dans une démarche de réponse à un problème persistant. Cette stratégie, définie pour la période 2026-2029, est articulée autour d’une approche globale intégrant prévention, dissuasion, réinsertion et sensibilisation du tissu social.
Stratégie nationale contre les bandes de quartiers
La stratégie s’appuie sur des faits constatés : les bandes de quartiers, souvent composées de jeunes récidivistes et de consommateurs de substances prohibées, s’approprient l’espace public, initialement caractérisées par l’accaparement illégal des trottoirs et le racket, évoluant vers une forme de « terreur » affectant des cités entières et défiant l’autorité de l’État. Pour contrer cette dynamique, le gouvernement a validé un projet de stratégie nationale.
Cette stratégie, présentée par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, est en continuité avec l’ordonnance 20-03 du 30 août 2020. Elle se caractérise par une approche transversale, allant au-delà d’une simple réponse répressive. Elle comprend la prévention visant à agir à la source du phénomène, la dissuasion par l’action des brigades spécialisées de police, la réinsertion pour offrir des perspectives aux individus concernés, et la sensibilisation de l’ensemble du tissu social.
La mise en œuvre de cette stratégie implique la création d’un Conseil interministériel chargé de définir des plans d’action sectoriels et de garantir le suivi des résultats. Ce Conseil s’appuiera sur des indicateurs de suivi et d’évaluation des performances, permettant un contrôle à court et moyen terme. L’objectif est de mesurer l’efficacité des actions mises en place.
Modernisation de la capitale et patrimoine mondial
Parallèlement à ce volet sécuritaire, le gouvernement a également abordé d’autres axes prioritaires. L’élargissement de l’exploitation du Portail national des services numériques est un enjeu majeur, visant à généraliser l’utilisation de documents dématérialisés au sein des administrations publiques. De plus, la modernisation de la capitale, notamment la préservation de la Casbah d’Alger, a été examinée.
La Casbah d’Alger, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992, bénéficie d’un suivi rigoureux concernant la restauration de ses palais, édifices majeurs et ruelles endommagées. Cette démarche vise à valoriser son cachet urbanistique tout en dynamisant son attractivité culturelle, touristique et économique. La stratégie nationale de lutte contre les bandes de quartiers est donc conçue comme un dispositif pluriel, combinant des mesures de sécurité avec des actions de développement social et culturel, en s’appuyant sur un suivi précis de ses indicateurs.