Le canton de Neuchâtel a mis en œuvre un dispositif temporaire, prenant racine dans l’opération « Papyrus » menée à Genève, pour permettre la régularisation de ressortissants non européens vivant et travaillant en Suisse depuis plusieurs années. Cette initiative, entrée en vigueur le 1er septembre 2026, s’adresse à des personnes ayant résidé en Suisse pendant au moins dix ans, dont les trois dernières dans le canton de Neuchâtel, et justifiant d’un emploi et d’une intégration suffisante. Une exception est prévue pour les familles avec enfants scolarisés, qui peuvent bénéficier d’une période de cinq ans de résidence, dont trois à Neuchâtel.
Régularisation massive des sans-papiers en Espagne : de 500 000 à 1,35 million d’éligibles
Une nouvelle opportunité de régularisation en Suisse
Les critères d’éligibilité incluent un niveau élémentaire de français (niveau A1), un casier judiciaire vierge, l’absence de dettes faisant l’objet de poursuites, et l’absence de procédure d’asile en cours. Les Algériens résidant dans le canton de Neuchâtel, ainsi que les ressortissants d’autres pays hors de l’Union européenne et de l’aele, peuvent être concernés sous réserve de remplir l’ensemble de ces conditions. Les employeurs qui mettent en conformité leurs relations de travail avec les travailleurs sans papiers ne seront pas poursuivis pénalement.
Le dispositif est destiné à une durée de quinze mois et a été mis en place suite à des discussions au Parlement neuchâtelois, qui a initialement demandé sa suspension et un nouvel examen en commission. Cette proposition a été rejetée par 58 voix contre 38 et deux abstentions. La démarche initiale consiste à contacter le Centre social protestant de Neuchâtel (CSP) pour la vérification de l’éligibilité et l’accompagnement dans la préparation des dossiers. La régularisation, lorsqu’elle est accordée, se traduit par une autorisation de séjour de type B, délivrée après examen par les autorités cantonales et fédérales. La mesure est limitée au canton de Neuchâtel, offrant néanmoins une opportunité d’examen pour des situations administratives qui, pendant de longues périodes, n’avaient pas abouti.