Algérie : démantèlement d’un réseau national de trafic de voitures

La police judiciaire d’Alger a clôturé une enquête menée pendant plus de quatre mois, aboutissant à l’interpellation de sept individus et à la récupération de huit véhicules volés. Ce groupe, spécialisé dans le trafic de voitures, opérait au-delà des limites de la capitale, étendant ses activités à plusieurs régions du territoire national.

L’enquête a été initiée à la suite de renseignements faisant état de l’activité d’un réseau écoulant des véhicules dérobés. Pour identifier les membres du groupe, les services de sécurité ont combiné des filatures physiques avec l’exploitation d’éléments techniques. Cette démarche a permis de déterminer l’identité complète des sept suspects. Les arrestations, échelonnées dans le temps, ont été préparées en concertation étroite avec le procureur de la République.

Au terme de leurs auditions, les enquêteurs ont constaté que plusieurs des mis en cause étaient déjà connus de la justice. Certains faisaient l’objet de mandats d’arrêt délivrés pour des infractions similaires, mais aussi pour des faits de nature plus grave. Parmi ces dossiers antérieurs figurait un homicide volontaire.

Un équipement technique sophistiqué et 2,8 millions de dinars saisis

Les perquisitions réalisées chez les suspects ont permis de saisir un matériel destiné à faciliter les vols et leur dissimulation. Outre les huit véhicules restitués, les policiers ont retrouvé 2,8 millions de dinars en liquide. Le butin comprenait également des plaques d’immatriculation falsifiées, des documents contrefaits destinés à masquer l’origine des voitures, ainsi que des clés reproduites et des outils servant à forcer les portières.

Un élément notable de cette saisie est un appareil capable de repérer les systèmes de géolocalisation. Cet équipement permettait aux voleurs de neutraliser les traceurs GPS embarqués dans les véhicules, facilitant ainsi leur fuite face aux recherches des propriétaires et des services de sécurité.

Après l’accomplissement des formalités légales, les sept individus ont été déférés devant le parquet du tribunal de Dar El Beïda, compétent sur le plan territorial. La justice devra désormais statuer sur leur sort et évaluer l’ampleur réelle de leurs activités criminelles.

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Un phénomène de criminalité organisée à échelle nationale

Ce démantèlement s’inscrit dans une tendance plus large de trafic de véhicules organisé à l’échelle nationale. En août 2026, les services de la capitale avaient déjà récupéré treize véhicules après avoir démantelé un autre réseau actif dans plusieurs régions. Cette précédente opération avait été déclenchée par une série de plaintes déposées par des automobilistes.

Les méthodes employées par ces réseaux varient selon les groupes. Certains se concentrent sur la revente de pièces détachées, comme ce fut le cas lors d’une intervention de la gendarmerie qui a stoppé un groupe désossant des voitures volées pour revendre leurs organes. D’autres ciblent spécifiquement des modèles très demandés sur le marché de l’occasion.

Il n’est pas exceptionnel que des liens familiaux se manifestent dans ces affaires. À l’automne dernier, plus précisément en septembre, un père et son fils ont été interpellés à l’est de la capitale après avoir dérobé plusieurs Hyundai Accent ; c’est grâce aux images captées par les circuits de vidéosurveillance que les forces de l’ordre sont parvenues à les identifier.