Oran accueille la conférence Napec avec la participation de 17 firmes américaines

La Conférence africaine et méditerranéenne sur l’énergie et l’hydrogène (Napec) a ouvert ses portes hier à Oran. Dix-sept entreprises américaines y participent cette année, confirmant leur intérêt pour le secteur énergétique algérien. Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Alger, ces sociétés réaffirment leur engagement commercial dans le pays en mettant en avant « l’expertise américaine et l’importance de l’engagement commercial des Etats-Unis dans ce domaine dans le pays ».

Une présence couvrant toute la chaîne de valeur

Les acteurs américains présents ne se limitent pas à un segment précis du marché. « Les entreprises américaines présentes couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique en Algérie, notamment les services et le forage en amont, la complétion et la production, le contrôle des procédés, les turbomachines et la production d’électricité, l’ingénierie et la gestion de projets, ainsi que les technologies numériques. Ces entreprises mettent à la disposition du secteur des technologies de pointe, une expertise spécialisée et plusieurs décennies d’expérience dans le secteur énergétique à l’échelle mondiale », détaille la représentation diplomatique.

Cette implication s’inscrit dans une continuité historique. Le document souligne que ces sociétés « jouent depuis longtemps un rôle important dans le développement de l’industrie pétrolière et gazière algérienne, notamment à travers des partenariats stratégiques avec Sonatrach qui ont contribué à soutenir la production, l’innovation technologique et les capacités d’exportation ». L’ambassade précise que ces entreprises « apportent leur expertise et des technologies innovantes au secteur énergétique algérien ».

Des perspectives de coopération élargies

La participation à Napec-2026 vise à renforcer ces liens existants. « Napec-2026 offre l’occasion de consolider cette coopération déjà établie, tout en explorant de nouveaux domaines de partenariat », indique le communiqué. L’expérience des firmes américaines dans « l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, l’optimisation de la valeur des ressources existantes, l’accélération de la transformation numérique, la réduction des émissions et le développement de nouvelles solutions énergétiques » est considérée comme un atout pour « renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité à long terme du secteur ».

Au-delà du pétrole et du gaz, les échanges commerciaux entre les deux pays « s’étendent également au-delà des activités énergétiques traditionnelles ». L’ambassade note que les entreprises américaines « sont de plus en plus présentes dans des secteurs tels que l’industrie pharmaceutique, les télécommunications, les ressources en eau, les technologies, la défense, l’aviation et l’agriculture, créant ainsi de nouvelles possibilités en matière de commerce, de transfert de technologies et de prospérité partagée entre l’Algérie et les Etats-Unis ».