Le Centre des conventions Mohamed Benahmed d’Oran a accueilli hier la clôture de la 14e édition du Salon et de la Conférence sur l’énergie et l’hydrogène pour l’Afrique et le bassin méditerranéen, « Napec-2026 ». Djaffar Yacini, commissaire de l’événement, a indiqué lors de la conférence de presse de clôture que la manifestation a accueilli plus de 27 000 visiteurs et réuni 450 exposants. Au total, 230 intervenants ont participé aux sessions dédiées aux enjeux actuels et futurs de l’industrie énergétique mondiale.
Une dynamique portée par le potentiel africain et les partenariats
Le responsable de l’événement a souligné que le contenu des conférences se distinguait par sa pertinence au regard des transformations du secteur énergétique mondial. Selon lui, l’attrait de cette manifestation repose sur le potentiel de l’Algérie et du continent africain, notamment leurs ressources énergétiques, leur expertise industrielle et la position stratégique de l’Algérie entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. La conjonction des ressources, des investissements, des technologies et des partenariats internationaux entretient ainsi l’intérêt des entreprises pour ce marché.
La dernière journée de travaux s’est focalisée sur le mix énergétique, la sécurité des approvisionnements, la décarbonation, l’hydrogène, l’efficacité énergétique et les technologies modernes. Les participants ont également examiné les opportunités d’investissement dans les secteurs du pétrole, du gaz et des différentes branches de l’énergie. L’édition 2026 s’inscrit dans une démarche fondée sur « l’addition énergétique », qui combine le développement de nouvelles sources d’énergie à la valorisation des ressources conventionnelles, tout en garantissant la sécurité énergétique, la compétitivité et la réduction des émissions.
Recherche scientifique et valorisation technologique
Plusieurs mémorandums d’entente et accords de coopération ont été signés pour renforcer les partenariats et développer la coopération dans le secteur des hydrocarbures. Hichem Chorfi, sous-directeur de l’innovation et de la veille technologique à la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), a annoncé que le ministère a présenté 15 projets innovants issus de 11 établissements universitaires et de recherche. Ces solutions couvrent des domaines tels que la production d’énergie solaire, l’extraction du pétrole et la réduction des émissions de carbone dans la production d’ammoniac.
La majorité de ces projets proviennent des filiales économiques relevant du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui servent d’interfaces entre l’université et son environnement économique. Le secteur compte actuellement 465 filiales économiques créées pour valoriser les résultats des recherches menées par les enseignants, chercheurs, étudiants et doctorants, une activité qui a connu une évolution notable ces dernières années. En marge du salon, plusieurs filiales universitaires et de recherche ont tenu des réunions de travail avec celles du groupe Sonatrach et d’autres entreprises afin d’explorer les possibilités de partenariat et de valorisation technologique dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables.