Le nouveau Code de la route algérien commence à s’appliquer concrètement, instaurant une classification des infractions routières qui fixe les amendes entre 3 000 et 10 000 dinars. Ce dispositif distingue plusieurs niveaux de sanctions en fonction de la nature du manquement constaté, allant des obligations administratives de base aux atteintes majeures à la sécurité.
La première catégorie, sanctionnée d’une amende de 3 000 dinars, regroupe des infractions liées aux obligations fondamentales du conducteur et de la circulation. Elle couvre notamment le défaut de présentation des documents du véhicule ou du conducteur, ainsi que le non-respect des règles de circulation piétonne, y compris au niveau des passages réservés. Cette tranche inclut également l’obligation de maintenir les vitres dans un état permettant une visibilité suffisante, garantissant ainsi la propreté et la transparence des surfaces vitrées nécessaires à la conduite.
Des sanctions renforcées pour les comportements à risque et les modifications de véhicule
La deuxième catégorie prévoit une amende de 4 000 dinars pour un ensemble plus large de comportements, dont le non-respect des règles relatives aux dispositifs d’avertissement sonore et à la lisibilité des plaques d’immatriculation. Sont également visés le ralentissement anormal sans raison impérative susceptible de perturber la circulation, le franchissement d’une ligne continue ou la circulation interdite sur celle-ci. Les conducteurs doivent déclarer les modifications apportées à leurs véhicules lorsqu’elles sont validées par les services compétents des mines ; le non-respect de cette obligation entraîne la même sanction. Le dépassement de la vitesse autorisée de 10 % maximum, ainsi que le non-respect des règles de transport des enfants, notamment l’interdiction de transporter un enfant de moins de huit ans à bord d’un deux-roues motorisé, figurent aussi dans cette catégorie. L’interdiction de jeter des déchets depuis une voiture ou une motocyclette est désormais associée à cette amende de 4 000 dinars.
Les infractions de la troisième catégorie, avec des amendes comprises entre 6 000 et 10 000 dinars, concernent des manquements plus graves. Le dépassement de la vitesse autorisée de plus de 10 %, sans excéder 20 %, en fait partie. Les règles de transport des enfants sont renforcées : il est interdit d’installer des enfants âgés de moins de dix ans à l’avant du véhicule. Le dépassement du nombre maximal de passagers autorisé est également sanctionné, obligeant les conducteurs à respecter strictement la capacité prévue pour leur véhicule. Une disposition spécifique interdit l’installation d’un film plastique ou de tout autre matériau opaque sur les vitres, mesure visant à prévenir toute réduction de la visibilité ; selon la qualification de l’infraction, l’amende peut atteindre 10 000 dinars.
Cette quatrième et dernière catégorie, assortie d’une amende de 10 000 dinars, vise les conduites jugées très dangereuses pour la sécurité routière. Parmi les infractions visées figurent le défaut de respect des règles de priorité et d’intersections, ainsi que le non-respect de la distance de sécurité entre véhicules. Sont également sanctionnés par ce montant maximal les émissions de fumées ou de gaz toxiques, les nuisances sonores liées aux véhicules et l’usage manuel du téléphone portable au volant. Ce barème permet ainsi aux conducteurs d’évaluer avec précision le coût financier de chaque infraction, qu’il s’agisse de la validité des documents, de l’utilisation du téléphone, de la vitesse ou des priorités.