L’instruction concernant l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué à Marseille le 13 novembre 2025 à l’âge de 20 ans, connaît une évolution majeure avec la mise en examen et le placement en détention provisoire d’un nouvel individu. Selon le parquet national anticriminalité, ce dernier est soupçonné d’avoir fourni un appui logistique déterminant aux auteurs du crime. Ce soutien intermédiaire pourrait permettre d’éclaircir les éléments encore obscurs du dossier.
Mehdi Kessaci, qui n’était pas connu des services de police et n’entretenait aucun lien avec le narcotrafic, a été abattu de plusieurs balles. Son frère, Amine Kessaci, devenu une figure de la lutte contre la drogue, suit de près les avancées de cette enquête. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une erreur de cible refait surface. Les dernières informations issues de l’enquête menée par la police judiciaire et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) indiquent que les tueurs auraient visé par méprise Amine Kessaci, alors que leur cible initiale était son frère.
Ouverture du procès pour le triple homicide sur fond de narcotrafic
Devant la cour d’assises spécialement composée des Bouches-du-Rhône, s’ouvre le procès pour un triple homicide lié au narcotrafic. Cinq hommes sont assis au banc des accusés, parmi lesquels une figure présumée clé de la DZ Mafia. Ils sont poursuivis pour avoir assassiné trois individus fin 2020, dont Brahim C., demi-frère d’Amine Kessaci, militant antidrogue et adjoint au maire de Marseille.
À l’intérieur d’une Audi S3 immatriculée en Pologne, les policiers ont retrouvé deux corps calcinés : l’un sur le siège passager, l’autre dissimulé dans le coffre. L’autopsie a établi qu’ils avaient été abattus par balle avant que le véhicule ne soit incendié. Les analyses ADN ont permis d’identifier les victimes : Réda K. et Brahim C., tous deux âgés de 22 ans.