Après le grand mouvement de septembre, un second décret remanie plusieurs wilayas

La présidence de la République a officialisé, par un décret daté du 20 octobre, un nouveau mouvement partiel au sein du corps des walis. Cette décision concerne quatre wilayas et s'inscrit dans la continuité du vaste redéploiement administratif effectué fin septembre, visant à réorganiser l'encadrement de l'administration territoriale.

Quatre postes vacants et trois promotions internes

Le décret opère une rotation entre quatre chefs de territoire. Riad Benahmed, jusqu'alors wali de Batna, est affecté à Aflou. Son poste est confié à Youssef Bechlaoui, qui quitte Tlemcen pour rejoindre Batna. Parallèlement, Mohamed Meziane transfère ses fonctions d'El Tarf vers Béjaïa, tandis que Kamel Nouisser, précédemment en charge de Bordj Bou Arréridj, prend la direction de Tlemcen.

Pour combler les postes libérés à El Tarf, Bordj Bou Arréridj et Barika, l'exécutif a choisi de promouvoir des cadres issus de l'administration locale. Abdelwahab Zini, ancien wali délégué de la circonscription d'El Harrach à Alger, devient wali d'El Tarf. Redouane Khelifa, jusqu'ici en charge de la circonscription de Bab El Oued, est désigné pour diriger la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Omar Bouthraoui, précédemment secrétaire général de la wilaya d'Oum El Bouaghi, prend quant à lui la direction de la wilaya de Barika.

Cette stratégie de promotion interne permet de maintenir une continuité dans la gestion des dossiers, les trois nouveaux dirigeants connaissant déjà les réalités de leurs anciennes structures avant leur affectation définitive.

Un second mouvement après celui du 22 septembre

Ce réaménagement fait suite à une première vague de mutations annoncée le 22 septembre par le ministère de l'Intérieur et des Transports. Ce premier mouvement, ordonné par le président Tebboune, avait touché l'ensemble du corps des walis, des walis délégués et des secrétaires généraux de wilaya.

Conformément à l'article 92 de la Constitution, des nominations complémentaires avaient été effectuées le jeudi suivant pour finaliser ce dispositif initial. La présidence justifie cette nouvelle dynamique par la nécessité d'améliorer le suivi du développement au sein des différentes collectivités territoriales, cherchant ainsi à insuffler un nouvel élan dans la gestion des affaires locales.