L’Algérie a exprimé sa condamnation la plus ferme de l’attaque par drone visant La Mecque, qualifiant cet acte d’ «agression d’une extrême gravité contre les lieux saints des musulmans à travers le monde, ainsi qu’une provocation odieuse de leurs sentiments». Cette position a été formulée par le ministère des Affaires étrangères algérien, qui a dénoncé le ciblage de la ville sainte du Royaume d’Arabie saoudite. Le communiqué officiel a également exprimé un soutien complet aux autorités saoudiennes dans leur effort de protection de la sécurité du pays et des lieux saints.
Les attaques répétées de ce type, signalées précédemment par la coalition dirigée par Riyad et rapportées par les agences de presse internationales, ont suscité une condamnation générale au sein des capitales arabes et musulmanes, ainsi qu’auprès de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Ces incursions aériennes non revendiquées ou attribuées aux milices houthies visaient régulièrement la province occidentale du Royaume d’Arabie saoudite.
En réponse à ces événements, l’Algérie a affirmé son alignement complet avec les impératifs de sécurité du Royaume saoudien. Alger a déclaré son «plein soutien au Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, dans la protection des lieux saints de l’islam et de l’ensemble de son territoire». Le texte officiel a réitéré son soutien à toutes les mesures que le Royaume jugerait appropriées pour garantir sa sécurité et sa stabilité, et préserver sa souveraineté nationale.
Au-delà de la solidarité bilatérale, le pouvoir algérien a souligné les répercussions géopolitiques de ces opérations militaires dans la péninsule arabique. Le ministère des Affaires étrangères a renouvelé son appel à «l’arrêt immédiat de ces attaques et de toutes les formes d’escalade et de provocation dans la région, qui ne font qu’aggraver la situation, accroître les tensions et exposer la région à de dangereuses dérives aux conséquences imprévisibles». Cette position s’inscrit dans une ligne de conduite plus large, reflétant les appels récurrents du Conseil de sécurité des Nations unies plaidant pour la retenue et le respect du droit international afin d’éviter un élargissement des conflits dans la région. L'Algérie a ainsi exprimé sa préoccupation quant à l'impact de ces actions sur la stabilité régionale et a appelé à une résolution pacifique des différends.