Depuis le 10 avril 2026, le système européen d’entrée-sortie (EES) est pleinement opérationnel et enregistre électroniquement chaque passage des voyageurs algériens aux frontières de 29 pays européens. L’objectif est de simplifier les contrôles aux frontières. Le système calcule automatiquement les périodes de séjour autorisées, et conserve les données de voyage pendant une période définie.
Système EES : informations clés pour les voyageurs algériens
L’EES s’applique aux ressortissants de pays tiers effectuant un court séjour, défini comme un maximum de 90 jours sur une période de 180 jours. Les Algériens titulaires d’un visa Schengen court séjour (visa C) sont concernés. Le système est déployé dans les 29 pays européens, à savoir tous les États membres de l’Union européenne, à l’exception de Chypre et de l’Irlande, ainsi que l’Islande, la Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Plusieurs catégories de voyageurs sont exemptées de l’enregistrement. Cela inclut les titulaires de titres de séjour ou de visas long séjour délivrés par un pays appliquant l’EES, les ressortissants non européens membres de la famille d’un citoyen de l’Union et titulaires d’une carte de séjour, ainsi que les citoyens des pays européens appliquant l’EES, ainsi que ceux de Chypre et de l’Irlande. Un algérien résidant légalement en France ou en Espagne avec un titre de séjour n’entre pas dans le champ d’application de l’EES.
À chaque passage, l’EES enregistre les données du passeport, la date et le lieu d’entrée et de sortie, ainsi que les éventuels refus d’entrée. La biométrie est gérée de manière spécifique. L’image faciale des voyageurs soumis au visa est stockée, tandis que les empreintes digitales sont enregistrées pour les voyageurs dispensés de visa. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas soumis à l’enregistrement d’empreintes. L’enregistrement se fait au premier passage, soit par une borne, soit auprès d’un agent.
La règle des 90 jours sur 180 jours reste en vigueur, mais le calcul est automatisé. Le système calcule cette période une seule fois pour l’ensemble des 29 pays, sans tenir compte des séjours individuels en France ou en Espagne. Les voyageurs peuvent demander aux agents de contrôle la durée de séjour qu’il leur reste, ou la consulter en ligne ou sur les équipements installés à certains postes-frontières. En cas de dépassement, les données du voyageur sont enregistrées sur une liste d’accès, accessible aux agents aux frontières, aux services d’immigration et aux personnels chargés de délivrer les visas.
L’EES conserve les données de chaque voyageur pendant trois ans, une période qui s’allonge à cinq ans si aucune sortie n’est enregistrée après la fin du séjour autorisé. Les voyageurs ont un droit d’accès, de rectification, de complétion ou de suppression de leurs données, qu’ils peuvent exercer auprès de l’autorité compétente de n’importe quel pays participant, qui doit répondre sous 45 jours. En cas de dépassement de séjour dû à des circonstances imprévisibles et graves, le voyageur peut demander la correction de son dossier. Le Contrôleur européen de la protection des données et les autorités nationales indépendantes supervisent le système dans chaque pays participant.
La Commission européenne a mis en place des dérogations pour les périodes de forte affluence aux postes-frontières. Ces dérogations ont pris fin le 6 septembre.
La mise en œuvre de l’EES représente une évolution significative des procédures de contrôle aux frontières européennes, visant à améliorer l’efficacité et la fluidité des échanges entre les pays participants.