Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a souligné devant l’Assemblée générale des Nations unies que le Niger bénéficiait d’un soutien substantiel de la République algérienne démocratique et populaire. Il a déclaré : «Le Niger est debout parce que la République algérienne démocratique et populaire, pays frère et voisin, a choisi de l’accompagner par un investissement substantiel dans l’exploitation de ses ressources naturelles et par un soutien constant à son système de défense.» Cette affirmation, rapportée par plusieurs sources, met en lumière l’importance accordée par l’Algérie à la stabilité et au développement du Niger. Le ministre a également rappelé que les relations entre les deux pays reposaient sur une «coopération dynamique» couvrant des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, l’énergie, l’hydraulique et l’agriculture. Cette coopération s’étend également à des projets de portée régionale, notamment le projet de gazoduc transfrontalier entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie, ainsi que la Route transsaharienne.
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Ali Mahaman Lamine Zeine a présenté la situation au Sahel comme une «guerre de libération contre une conspiration visant sa recolonisation». Il a avancé que ce que certains désignent comme terrorisme dans la région était en réalité une «ingénierie cynique de recolonisation, habillée des oripeaux de l’extrémisme, mais dont la motivation réelle se trouve ailleurs dans la convoitise d’importantes ressources qu’Allah (S. W. A.) a mises dans notre sous-sol.» Il a souligné que «l’uranium du Niger, l’or du Mali et du Burkina, le lithium, le gaz, le pétrole et tant d’autres richesses continuent de faire saliver les anciennes puissances coloniales». Il a exprimé sa conviction que «cette déstabilisation perfide du Sahel menée par la France, avec la complicité active de l’Ukraine, est désormais documentée». Selon lui, «cette entreprise criminelle est démasquée dès lors que les élites politico-militaires et médiatiques qui la justifient au nom des intérêts de leurs propres pays ont elles-mêmes levé le voile». Il a affirmé que «est déterminé à défendre sa liberté, ses ressources et sa dignité, quels qu’en soient les prix».
Le Premier ministre nigérien a également accusé la France et l’Ukraine de soutenir des «proxys» à ses frontières du Nord-Est, sur le point d’attaquer ses positions militaires et ses installations de pétrole. Il a souligné que «coopération dynamique» était essentielle pour faire face aux défis auxquels le Niger est confronté. Une réunion entre le ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, a eu lieu dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Les deux ministres ont «salué la dynamique positive actuelle des relations entre l’Algérie et le Mali, qui incarne la forte volonté du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et du président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, de rectifier la trajectoire des relations bilatérales et de renforcer l’entente et la confiance mutuelles, de manière à refléter la profondeur des liens fraternels unissant les deux pays et peuples frères». Ils ont convenu de travailler à l’élaboration d’une feuille de route pour la coopération dans les différents domaines.