L’Union européenne envisage de reporter d’un an l’application d’une partie de sa réglementation sur les importations d’hydrocarbures. Cette décision est examinée par le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen. « J’ai demandé à mes services d’examiner les possibilités de reporter d’un an la partie de la législation (sur le méthane) concernant les importations », a déclaré Dan Jorgensen. Cette mesure permettrait aux opérateurs du marché de s’assurer qu’ils peuvent mettre en œuvre ces nouvelles règles sans nuire à la sécurité d’approvisionnement ni faire grimper les prix de l’énergie.
L’UE envisage un report de la réglementation sur les hydrocarbures
Douze États membres de l’UE avaient demandé un délai. La possibilité d’un report avait déjà été évoquée au sein de l’UE avant l’aggravation de la situation au Moyen-Orient. Le 26 juin 2026, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, l’Italie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède avaient demandé un report de trois ans pour certaines obligations du règlement.
L’Algérie active ses recours pour une adaptation du calendrier
L’Algérie avait engagé des démarches avec le Qatar, le Nigeria et les États-Unis pour demander une révision du calendrier d’application du règlement européen sur le méthane. Adopté en 2024, ce règlement prévoit que les importateurs de pétrole et de gaz dans l’Union européenne devront, à partir de janvier 2027, surveiller et déclarer les émissions de méthane liées à leurs approvisionnements. L’objectif affiché par l’UE est notamment de réduire les émissions liées aux fuites de méthane dans la chaîne de production et d’approvisionnement des hydrocarbures. Dans sa démarche auprès de la Commission européenne, Alger a mis en avant les mesures prises par le secteur national des hydrocarbures pour réduire ces émissions. Elle a notamment affirmé que Sonatrach et ses partenaires producteurs de pétrole et de gaz « ont déployé des efforts concrets et injecté des investissements considérables en matière de réduction des émissions de méthane, des efforts qu’ils continuent de renforcer, en parfaite adéquation avec les objectifs du règlement européen et les engagements internationaux de l’Algérie ». « Certains des outils les plus efficaces dont nous disposons pour lutter contre le changement climatique, comme le règlement sur le méthane, doivent être préservés », a affirmé Dan Jorgensen.