Classement Stanford-Elsevier 2026 : 45 chercheurs algériens parmi les 2 % les plus influents au monde

L’Algérie compte 45 chercheurs parmi les 2 % de scientifiques les plus influents au monde dans l’édition 2026 du classement Stanford-Elsevier, contre 38 l’année précédente. Le pays progresse également dans la catégorie consacrée à l’impact annuel des publications, avec 101 chercheurs distingués, contre 80 auparavant. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a salué ces résultats dimanche 11 octobre.

Sept chercheurs algériens supplémentaires figurent cette année dans le classement international établi à partir de travaux de l’université de Stanford et de la maison d’édition Elsevier. La catégorie concernée mesure l’influence scientifique sur l’ensemble d’une carrière, en s’appuyant notamment sur les citations reçues par les publications au fil des années.

Quatre universitaires algériens se placent parmi les dix chercheurs les plus influents du Maghreb dans cette catégorie. Le classement prend en compte différentes disciplines et permet d’apprécier la diffusion des travaux scientifiques au sein de la communauté internationale.

Plus de 100 chercheurs distingués pour leur impact annuel

L’Algérie franchit également le seuil des 100 chercheurs dans la catégorie consacrée à l’impact scientifique sur une seule année. Ils sont désormais 101 à y figurer, soit 21 de plus que lors de la précédente édition. Parmi les dix scientifiques les mieux classés du Maghreb, cinq sont Algériens.

Cette seconde catégorie s’intéresse aux publications ayant obtenu une visibilité importante durant la période évaluée. Elle se distingue de la première, qui considère les résultats accumulés tout au long d’une carrière.

Les deux indicateurs permettent ainsi d’observer des périodes différentes de l’activité scientifique. Leur interprétation exige néanmoins de tenir compte des particularités de chaque discipline, notamment des différences dans les pratiques de publication et de citation.

Kamel Baddari félicite la communauté universitaire

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a réagi à ces résultats dimanche 11 octobre. Dans une publication sur sa page officielle Facebook, il a félicité les chercheurs distingués ainsi que l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique.

La présence d’universitaires algériens dans ce palmarès donne une visibilité internationale à leurs travaux et peut faciliter leur identification par des équipes de recherche étrangères.

Les laboratoires universitaires participent à cette production scientifique. La valorisation de leurs résultats, le développement des partenariats et la participation aux réseaux internationaux figurent parmi les moyens susceptibles de renforcer les échanges entre établissements de recherche.

Comment les chercheurs sont-ils classés ?

Le classement World’s Top 2% Scientists, associé à l’université de Stanford et à Elsevier, repose notamment sur les données de Scopus, une base bibliographique internationale répertoriant les publications scientifiques et leurs citations.

L’évaluation mobilise plusieurs indicateurs, dont le nombre de citations, l’indice h et les travaux réalisés en collaboration avec d’autres scientifiques. La méthode prend également en considération les différences entre domaines de recherche.

Ces données renseignent sur la diffusion et l’utilisation des publications scientifiques. Elles ne suffisent cependant pas à évaluer la qualité de l’ensemble des recherches menées dans un pays. Les habitudes de citation, les conditions de publication et les moyens disponibles peuvent varier sensiblement d’une discipline à l’autre.