En 2025, les chances d'obtenir un visa Schengen de court séjour varient considérablement selon le pays de résidence du demandeur. Avec un taux de refus de 31,3 % en Algérie, ce dernier figure parmi les destinations les plus sélectives, dépassant largement les moyennes observées au Maroc (19,2 %) et en Tunisie (19,6 %). Ces écarts s'inscrivent dans un contexte global où le taux de refus moyen dans le monde a légèrement diminué, passant de 14,8 % en 2024 à 14,6 % l'année suivante, sur la base de près de 12 millions de demandes traitées par les consulats européens.
Des disparités marquées entre pays et consulats
Les données publiées par la Commission européenne le 28 mai 2026 révèlent une hiérarchie claire des volumes de demandes. Le Maroc se place au cinquième rang mondial avec 619 827 dossiers déposés, devant l'Algérie qui occupe la huitième position avec 444 577 demandes. La Tunisie suit avec 188 579 dossiers. Si l'Algérie enregistre un volume inférieur à celui du Maroc, elle subit un taux de refus nettement supérieur, atteignant 31,3 % contre 19,2 % pour son voisin. Cette différence se traduit aussi par la nature des visas accordés : seuls 36 % des titres délivrés en Algérie permettent des entrées multiples, contre 55,2 % au Maroc et 52,6 % en Tunisie.
En France, principal pays sollicité par les demandeurs algériens qui concentre plus de la moitié des dossiers, le taux de refus s'élève à 28,5 %. Ce chiffre est inférieur aux 31,2 % enregistrés en Espagne, mais reste supérieur aux 15,4 % constatés en Tunisie et aux 10 % au Maroc. À l'échelle des consulats français, les disparités sont également notables : le poste d'Alger, le plus sollicité avec 141 885 demandes, affiche un taux de refus de 24,6 %, tandis que celui d'Oran atteint 38,5 %. En revanche, côté espagnol, le consulat d'Oran refuse moins de dossiers (29,8 %) que celui d'Alger (32,2 %).
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La méthode de calcul et les motifs de rejet
Le calcul du taux de refus effectué par la Commission européenne repose sur les décisions finales plutôt que sur l’ensemble des requêtes initiales, une méthode qui peut générer des divergences avec les données relayées médiatiquement. En ce qui concerne les États membres européens opérant en Algérie, les proportions de rejets diffèrent sensiblement d’un pays à l’autre. La Roumanie enregistre la valeur la plus réduite (24,5 %), mais celle-ci s’appuie sur un effectif minime de 382 demandes, ses bureaux de visa y étant interrompus depuis juin 2026. À l’opposé, Malte écarte 81,9 % des 2 738 dossiers traités, devant la Croatie (76,5 %) et les Pays-Bas (69,5 %).
Chaque décision de refus s'appuie sur un formulaire harmonisé prévu par le code communautaire des visas, qui liste neuf motifs possibles, allant du document falsifié à l'insuffisance de moyens de subsistance, en passant par la menace pour l'ordre public ou l'absence d'assurance maladie valide. Les statistiques officielles ne détaillent pas la répartition de ces motifs par pays. Le demandeur dispose toutefois d'un droit de recours, dont les références, l'autorité compétente et le délai doivent figurer sur la décision. Conserver une copie de ce document est essentiel pour toute contestation ultérieure ou nouvelle demande. Il reste important de noter qu'un taux de refus global bas ne garantit pas l'obtention d'un visa, chaque dossier faisant l'objet d'un examen individuel.