Zemmour visé par une plainte après ses propos sur LCI

Antoine Léaument, député La France Insoumise (LFI) de l’Essonne, a saisi la procureure de la République pour s'opposer aux déclarations d'Éric Zemmour diffusées dimanche sur LCI. Le président de Reconquête! y qualifiait les manifestants du 17 octobre d'« horde de barbares maghrébins et africains », associant explicitement les violences survenues en marge des commémorations à l'immigration et à la théorie du « grand remplacement ».

Une plainte contre des propos tenus sur LCI

Bien que la journée nationale de mobilisation contre la « vie chère » du 17 octobre se soit achevée sans heurts, son image a été ternie par des pillages massifs et des violences survenus en marge des cortèges. Face à cette sidération générale, le gouvernement français voit la pression s'intensifier, étant vivement critiqué pour son approche du maintien de l'ordre.

Sur son plateau, Éric Zemmour, habitué à la promotion de thèses conspirationnistes et xénophobes, a déclaré : « Je crois que ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes. Il a des drapeaux palestiniens, algériens, marocains ».

Face à ces déclarations, Antoine Léaument a dénoncé des « propos de guerre civile ». L'élu insoumis a réagi fermement en publiant : « Puisse la justice faire une nouvelle fois son travail : poursuivre et condamner de nouveau ce délinquant raciste multirécidiviste. Le racisme n’est pas une opinion : c’est un délit ».

L'accusation porte également sur une intention supposée d'« déclencher des violences racistes comme ses amis avaient réussi à le faire au Royaume-Uni. » Cette référence pointe vers les tensions outre-Manche, où le débat sur les arrivées de migrants par la Manche donne régulièrement lieu à des rassemblements xénophobes et violents.

Un historique judiciaire chargé

Éric Zemmour est un habitué des tribunaux. Depuis plusieurs années, le chef de file de Reconquête! accumule les déboires judiciaires liés à ses prises de position sur l'islam, l'immigration ou l'histoire nationale.

Devant les tribunaux, ce dirigeant d'extrême droite a fait l'objet de multiples poursuites pour incitation à la haine ou provocation à la discrimination. Ces dossiers ont fréquemment abouti à des procédures pénales lourdes et à plusieurs condamnations définitives.

Malgré cette série de sanctions, la rhétorique du président du parti n'a pas changé. Il continue de multiplier les déclarations chocs au cœur du débat public.