La Direction générale de la marine marchande et des ports a adressé un avertissement formel aux agents maritimes afin de corriger les inexactitudes récurrentes sur les documents accompagnant les véhicules importés, notamment ceux expédiés depuis la Chine. Cette instruction n° 267, datée du 30 septembre 2026 et relayée par le quotidien *Echorouk*, précise que les anomalies constatées sur l’identité ou les coordonnées du destinataire retards significativement les formalités douanières dès l’arrivée des navires dans les ports algériens. L’administration souligne que ces approximations, bien qu’apparemment mineures, provoquent l’immobilisation des véhicules et engendrent des coûts non anticipés pour les parties concernées.
Quelles nouvelles règles à partir du 15 juin aux deux ports ?
La charge financière incombe à l’auteur de l’erreur
Le texte ministériel tranche la question de la responsabilité financière. Dès lors qu’une erreur provient du transporteur, du groupement, de l’agent maritime consignataire ou de l’acconier, c’est à celui-ci d’éponger les surcoûts enregistrés dans l’enceinte portuaire. Le citoyen n’a plus à régler une addition qu’il n’a pas provoquée .
Interdiction stricte pour les acconiers d’agir en leur nom propre
La Direction générale a également rappelé une interdiction réglementaire souvent contournée, stipulant qu’un acconier agréé ne peut mener pour son propre compte des opérations d’importation de véhicules ou de marchandises. Pour agir valablement, il dispose d’un mandat explicite du groupement concerné. Ce rappel s’inscrit dans le respect du décret exécutif n° 20-348 du 23 novembre 2020, qui fixe les conditions d’exercice des activités auxiliaires du transport maritime. L’article 33 de ce texte prévoit des mesures et des sanctions administratives contre les contrevenants, soulignant la nécessité d’une exactitude rigoureuse des données dès le départ du véhicule, bien avant son arrivée sur le sol algérien.
Une instruction applicable sans délai dans un contexte de numérisation
Cette mise au point s’inscrit dans un mouvement plus large. Depuis plusieurs mois, les pouvoirs publics multiplient les mesures destinées à raccourcir les délais de traitement aux frontières et à mieux coordonner les acteurs du commerce extérieur. Objectif affiché : éviter le stationnement prolongé des cargaisons dans les ports.