Créteil : la préfecture réduit de 42 % les dossiers de séjour en attente

À Créteil, la préfecture du Val-de-Marne a réduit de 42 % le nombre de dossiers de renouvellement de titres de séjour en attente sur une période de six mois. Cette baisse significative s'inscrit dans un contexte où les délais administratifs constituaient une source majeure de difficultés pour les ressortissants étrangers, entraînant parfois des interruptions de contrat de travail ou des problèmes de logement liés à l'expiration de leurs documents.

Ces résultats ont été présentés le mercredi 14 octobre 2026 par le préfet Stanislas Bourron devant les élus départementaux, comme l'a rapporté *Le Parisien*. Au-delà de la réduction du stock d'attente, la production de nouveaux titres de séjour a progressé de plus d'un tiers durant cette même période. Le représentant de l'État estime que ces mesures permettent désormais d'éviter la plupart des conséquences immédiates de l'attente administrative : « Il n'y a quasiment plus de situation de rupture de droits ».

Renforcement des effectifs et limites du calendrier

Le ministère de l'Intérieur a mobilisé 500 agents vacataires au sein de différentes préfectures, dont 34 dédiés au Val-de-Marne, afin de renforcer les effectifs et améliorer les délais de traitement. Cette mesure a accéléré le flux des renouvellements, même si le préfet admet que l'objectif de résorber l'intégralité du stock de dossiers en attente d'ici décembre 2026 demeure difficile à atteindre.

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Concernant l'accès aux services, le délai moyen entre une demande de renouvellement et l'obtention d'un rendez-vous s'établit actuellement à 49 jours. Cette durée ne correspond pas au délai total nécessaire pour recevoir le nouveau titre, mais traduit une fluidité accrue dans la prise de contact avec les services préfectoraux.

Des disparités persistantes selon la nature de la demande

Les progrès observés concernent principalement les renouvellements, tandis que d'autres catégories de demandeurs continuent d'expérimenter des délais prolongés. Pablo Krasnapolsky, membre du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), souligne que des dossiers d'admission exceptionnelle au séjour (AES) déposés en 2022 ou 2023 n'ont toujours pas été traités. Il évoque également le cas de jeunes étrangers arrivés en France avant l'âge de 13 ans, qui peuvent se voir demander d'attendre leur majorité pour obtenir un titre de séjour, même s'ils en font la demande à 16 ans.

La pérennité de cette amélioration reste incertaine, les contrats des 34 agents vacataires devant prendre fin en décembre 2026 sans garantie de prolongation. Stanislas Bourron rappelle par ailleurs que les services doivent gérer une hausse de 20 % des demandes sur les trois dernières années. Il précise également que 30 % des usagers ne respectent pas certaines obligations, qu'il s'agisse de demandes déposées hors délai, de rendez-vous non honorés, de titres non récupérés ou de pièces complémentaires non fournies.